Le stress et ses répercussions sur l’organisme

Le stress et ses répercussions sur l’organisme

La réaction au stress est tout à fait normale, elle est même nécessaire tant qu’elle a un effet stimulant et positif sur une action entreprise. A partir du moment où les réactions ne sont plus maitrisées et que cela impacte négativement les relations familiales ou professionnelles, cela peut entrainer de nombreuses incidences délétères sur l’organisme.

Définition

L’étymologie nous donne toujours des renseignements intéressants, le mot stress vient du latin « stringere » qui signifie étreindre, serrer, oppresser. En anglais stress se dit « distress » qui veut dire détresse ou étroitesse. Le stress est en réalité un stimulus physiologique, mental ou émotionnel qui peut survenir soit après un évènement qu’il soit positif comme un mariage, une grossesse ou négatif comme une séparation, un deuil, soit dû à une modification de l’organisme. En effet si vous vous êtes blessé par exemple, le corps subi un stress et va devoir s’adapter. Le stress demande en réalité une réponse d’adaptation.

L’intensité de la réaction va varier d’un individu à l’autre. Rater son train n’aura pas le même impact selon la perception que l’on a de cet événement et selon sa propre capacité à le gérer.

De ce fait, les symptômes seront très différents d’un individu à l’autre. Les effets pourront se reporter sur le sommeil, la digestion, l’humeur ou encore une consommation d’excitants. Ils pourront par conséquent entrainer des tensions musculaires, des difficultés de concentration, une prise de poids et aller jusqu’à l’anxiété chronique. Le stress entraine également la production de radicaux libres qui fait vieillir prématurément nos cellules.

En situation de stress, que se passe-t-il dans l’organisme ?

Face à un stress, l’organisme réagit en mettant en place des « stratégies » pour s’adapter. Trois phases sont instaurées, une phase d’alarme, une phase de résistance et une phase d’épuisement. Ce sont des réactions d’adaptation qui vont avoir une répercussion sur l’homéostasie de l’organisme. L’équilibre interne ainsi que les mécanismes de sécrétions d’hormones vont ainsi être perturbés. La fatigue va commencer à s’installer car les réserves énergétiques s’amenuisent. Cela peut aboutir à différents symptômes comme la dépression, l’anxiété, les troubles du sommeil ou encore la perte de magnésium.

La phase d’alarme

C’est la première étape de la réponse au stress. Lorsque l’organisme est soumis à une agression ponctuelle, on parle alors de stress aigu, le système nerveux est en état d’alerte et réagit tout de suite en libérant adrénaline et noradrénaline. Ces hormones augmentent l’afflux de sang et d’oxygène. Le rythme cardiaque et la respiration s’accélèrent, les pupilles se dilatent, les poils se redressent, la vigilance est optimisée face à l’agresseur.

La phase de résistance

Si la situation de stress perdure, les surrénales se mettent alors à sécréter beaucoup de cortisol afin d’augmenter le taux de sucre dans le sang. Cela permet ainsi de fournir à l’organisme l’énergie dont il a besoin pour s’adapter, maintenir un équilibre et lutter contre l’agent stresseur. Si la situation dure longtemps elle contribue de même à diminuer l’activité immunitaire.

La phase d’épuisement

Lorsque l’organisme ne parvient plus à se défendre, notamment lorsque le stress devient chronique, celui-ci s’épuise, ses capacités de défenses immunitaires s’effondrent. Il est submergé par un trop plein de cortisol dans un premier temps et un épuisement de ses réserves dans un deuxième temps.

C’est tout l’équilibre interne qui est perturbé, il n’y a plus de réserves en énergie et cela peut ainsi favoriser l’apparition de la maladie. Le stress chronique entraîne également des perturbations au sein du milieu cellulaire et une insensibilisation des récepteurs à la plupart des hormones.

Les solutions naturelles

L’alimentation

D’un point de vue global, il est nécessaire de mettre en place une alimentation qui nourrisse le système nerveux. C’est à dire des aliments riches en Magnésium, en oméga 3 et en vitamines du groupe B. Une alimentation hypotoxique, bio et naturelle, la plus exempte possible de pesticides, additifs et autre polluants. Supprimer par conséquent l’alimentation industrielle, les fast food et conserves, riches en toxiques, en acides gras trans et en sucres raffinés.

Il est également indispensable de consommer des aliments antioxydants pour lutter contre les radicaux libres. Les radicaux libres ou stress oxydatif sont impliqués dans de nombreuses pathologies et le stress chronique en est une des causes.

Soutenir les émonctoires

Il sera dans la plupart des cas nécessaire de soutenir le système digestif. On connaît maintenant les liens étroits qui unissent l’intestin et le système nerveux. On sait également que le stress favorise l’hyperperméabilité intestinale. Un intestin poreux empêche l’absorption des bons nutriments, vitamines, minéraux, oligo-éléments et favorise l’inflammation. Il faudra donc adopter une alimentation anti-inflammatoire, réparer la barrière et restaurer la flore intestinale.

Soutenir le foie sera également important car le foie est responsable de très nombreuses fonctions dans l’organisme. La surproduction de cortisol, l’hormone du stress aura des conséquences sur le foie qui aura par conséquent un sucroît de travail pour l’éliminer. Par ailleurs, en médecine traditionnelle chinoise, le foie est l’organe symbole de la colère et de la frustration, souvent en lien avec le stress.

Apprendre à gérer son stress

Il faut ensuite rééquilibrer son rythme de vie en apprenant à gérer son stress,  et retrouver un sommeil avec des cycles réguliers. Pour améliorer son sommeil il faut se coucher avant 23 heures. Au delà un pic de cortisol peut maintenir en éveil pendant 1 à 2 heures. Eviter les écrans dans les deux heures avant le coucher, leur lumière bleue fait croire à l’organisme qu’il fait jour et empêche la mélatonine, hormone du sommeil de faire son travail. Préférer des activités de fin de journée, qui apportent le calme comme la lecture, l’écoute de musique douce ou le tricot qui a les mêmes vertus que le yoga.

De nombreuses activités comme le yoga, le qi gong ou la marche peuvent apporter la détente et la relaxation nécessaires. Le massage, la réflexologie ou encore le shiatsu sont des techniques qui ressourcent et aident au lâcher prise.

Rire en regardant des films comiques par exemple peut être très bénéfique, le rire apporte énormément de détente, il produit à lui seul de la sérotonine et de la dopamine, il est prouvé que le simple fait de sourire, même un rictus forcé apporte de la détente.

Travailler l’estime de soi et la posture, être dans une posture confiante peut avoir des incidences sur le niveau de stress.

Il existe de nombreuses méthodes à mettre en place comme la cohérence cardiaque à faire trois fois par jour, la méditation, la sophrologie ou encore une aide thérapeutique si nécessaire.

Les compléments alimentaires

Une supplémentation éventuelle en minéraux, vitamines ou en phytothérapie pourra être intéressante selon les cas. Il existe des plantes apaisantes comme la passiflore, la valériane ou le tilleul. Les plantes dites « adaptogènes » sont particulièrement indiquées car elles aident l’organisme à s’adapter au stress, on pensera à l’ashwaganda, à l’éleuthérocoque ou encore à la rhodiole. Si par contre l’organisme a besoin d’être stimulé on pensera au cassis. Et bien sûr le magnésium reste souvent le minéral le plus indiqué à conseiller pour le système nerveux.

Comme vous l’avez compris le stress peut être multifactoriel. C’est une réaction réflexe de l’organisme face à une situation inhabituelle, qui peut être soit physiologique, soit psychologique. Cette réaction nécessite une adaptation. La bonne nouvelle est que dans la plupart des situations, la gestion de ce stress est tout à fait possible sauf dans certains cas graves. Seule la durée de récupération variera d’un sujet à l’autre en fonction de l’intensité ou de la fatigue, du tempérament et de la résistance au stress de chacun.

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