Quel est l’impact du sucre sur notre organisme ?

Quel est l’impact du sucre sur notre organisme ?

Physiologiquement que se passe-t-il juste après un apport de sucre ?

La glycémie

La glycémie est la capacité d’un aliment à élever la glycémie, c’est-à-dire la vitesse à laquelle le glucose de l’aliment va se retrouver dans le sang.

L’ingestion d’un aliment entraine une hyperglycémie avec sécrétion d’insuline, ce qui permet la pénétration du glucose dans la cellule. Plus l’index glycémique d’un aliment sera élevé, plus il fera monter la glycémie et plus il nécessitera de production d’insuline par le pancréas. Le sucre possède un index glycémique élevé. A plus ou moins long terme la consommation d’aliments à IG élevé, dont le sucre, peut conduire à une perte de sensibilité à l’insuline, elle sera donc moins efficace et pourra provoquer entre autres, obésité, hypertension et diabète, voir les articles précédents https://laurenceguillon-naturo.com/reduire-lhypertension-arterielle-en-ameliorant-votre-hygiene-de-vie/ et, https://laurenceguillon-naturo.com/diabete-et-naturopathie/

L’hyperglycémie entraine un gain d’énergie, de courte durée, suivie d’une hypoglycémie qui conduit au fameux « coup de pompe ». C’est ainsi que l’organisme se régule. Le corps ayant de grandes capacités d’adaptation, ce phénomène va devenir une habitude, entrainer un vrai cercle vicieux et conduire à l’addiction.

Le stockage du sucre

Le stockage du sucre est assuré par le foie. En effet, pour bien fonctionner, les cellules ont besoin de glucose, apporté par l’alimentation. Le foie transforme ce glucose sous forme de glycogène et le stocke dans ses propres tissus. Lorsque le taux de glucose de l’organisme est bas, il convertit à nouveau le glycogène en glucose et le libère dans la circulation sanguine. Ainsi la glycémie est toujours maintenue. Une partie du sucre sera stocké au sein des muscles et servira de combustible lors d’un exercice physique. Lorsque l’apport de glucose est vraiment massif et que les réserves en glycogène sont pleines, le foie convertira le glucose excédentaire en triglycérides, qui seront alors stockées dans les tissus adipeux.

L’influence sur notre microbiote

La qualité de l’alimentation influence notre microbiote. Ainsi une consommation accrue de sucre aura un impact négatif sur la qualité de notre flore intestinale, qui sera ainsi appauvrie et pourra conduire à l’inflammation de l’organisme.

L’équilibre acido-basique perturbé

La consommation excessive de sucre encourage aussi un milieu acide. Celui-ci sera un terrain idéal pour le développement de la maladie. L’acidité amène à la déminéralisation de l’organisme, risquant ainsi des fractures, de l’ostéoporose ou encore des rhumatismes. Elle conduit à l’inflammation des tissus, (arthrite, colite, cystites, eczéma …) et elle perturbe enfin l’activité enzymatique, ce qui conduit à la maladie.

L’impact du sucre sur le cerveau

Lorsqu’un individu ingère régulièrement trop de sucres (et de mauvais gras), cela induit à la longue une réaction inflammatoire. Cette réaction se propage dans tout le corps, notamment aux neurones et au système immunitaire. La membrane hémato-encéphalique devient alors poreuse et entraine des pertes de mémoire. 

Que se passe-t-il au niveau des neurones ?

Les microgliales, cellules immunitaires du cerveau dévorent en temps normal les neurones morts. En cas d’inflammation elles dévorent aussi les neurones vivants, conduisant ainsi à la destruction de réseaux neuronaux entiers. En cas d’obésité, les microgliales se mettent à dévorer les neurones vivants de façon éfrénée. Les neurones étant tous connectés entre eux, cela entraine des modifications de zones cérébrales entières, ces mêmes zones qui contrôlent les émotions et le plaisir. Ainsi, lorsqu’on consomme de façon régulière des aliments sucrés, le plaisir diminue alors qu’une consommation épisodique apportera de la satisfaction. L’individu aura besoin de consommer toujours plus pour avoir sa dose. Plus il mangera de sucre et moins le circuit de la récompense sera activé. Il deviendra aussi plus sensible aux images de nourriture. La simple vue d’une image de nourriture entrainera un emballement du circuit, il mangera sans avoir faim et risquera l’obésité.

Le pouvoir du sucre s’apparente donc à celui d’une drogue et peut être même à celui de drogues dures.

L’alimentation de la mère impacte la santé psychique et physiologique de l’enfant. Une mère qui abuse d’aliments sucrés pendant sa grossesse compromet ainsi le comportement alimentaire futur de son enfant.

Le rôle de l’industrie alimentaire

Le sucre est partout dans les aliments industriels. C’est un exhausteur de goût et il est addictif. Les industriels s’en servent donc pour nous inciter à consommer toujours plus. De nombreuses personnes deviennent ainsi accrocs au sucre à leur insu, elles ne sont jamais rassasiées. L’industrie sucrière a été jusqu’à subventionner des recherches dans les années 1960 pour détourner l’attention du sucre et faire croire au consommateur que le cholestérol était le seul coupable des maladies cardio-vasculaires. https://www.letemps.ch/opinions/lindustrie-sucriere-americaine-menti-risque-cardiovasculaire

Les symptômes d’une addiction au sucre

Les symptômes vont être d’une part, physiologiques avec dans un premier temps de la fatigue et du surpoids pouvant aller jusqu’à l’obésité. Dans un second temps, ils vont être d’ordre psychologiques amenant à des changements d’humeur, de la colère, de l’irritabilité, de la dépression, de l’angoisse ou encore des cauchemars. 

Les conséquences d’une alimentation trop sucrée sur la santé

Elles sont nombreuses, et comme vu ci-dessus elles peuvent impacter aussi bien la sphère physique que psychique.

L’inflammation, l’appauvrissement du microbiote et la baisse du système immunitaire sont les premières conséquences et conduisent à différentes pathologies comme l’obésité, le diabète de type II, les pathologies cardio-vasculaires, les cancers, la maladie d’Alzheimer …

Les capacités cognitives diminuent, apprentissage, mémorisation ou encore concentration sont en baisse.

Les solutions naturelles pour se sevrer du sucre

L’alimentation

Adopter un régime méditerranéen, riche en bons nutriments et n’entrainant pas ainsi de carences.

Éviter toute nourriture provenant de l’industrie agro-alimentaire, cuisiner des produits frais.

Gérer l’équilibre acido-basique, accentuer la consommation d’aliments basifiants, légumes et herbes aromatiques, les pommes de terre, courges, patates douces et châtaignes, les bananes, avocats, amandes, les bonnes huiles première pression à froid …

Diminuer la consommation d’aliments acidifiants, les protéines, les céréales et aliments raffinés, le sucre, les gras saturés, les légumineuses, le café, les noix sauf les amandes …

Se supplémenter si besoin avec des minéraux basiques pour aider au travail de désacidification. Limiter tout apport acide comme le café, le tabac, l’alcool et le thé.

Pour diminuer progressivement le sucre, on peut commencer tout d’abord par remplacer le sucre blanc raffiné par du sucre complet qui est moins acidifiant pour l’organisme et réduire progressivement les doses, l’organisme a aussi de grandes facultés d’adaptation dans ce sens-là. Pour remplacer les gâteaux, des fruits frais de saison, des fruits secs et des oléagineux, riches en vitamines, minéraux et oligo-éléments.

L’exercice physique

L’exercice physique est essentiel pour accompagner la démarche. On ne compte plus les études qui démontrent l’impact positif de l’exercice physique, aussi bien sur le plan physiologique que psychique.

La gestion des émotions

Il va être essentiel d’apprendre à gérer ses émotions, souvent à l’origine des compulsions alimentaires. Différentes techniques peuvent se révéler efficaces, comme la sophrologie, l’hypnose, et si besoin un suivi thérapeutique. Essayer d’adopter des postures positives et détourner son attention d’aliments sucrés à l’aide d’activités qui ressourcent. 

La phytothérapie

Le Kudzu est une plante qui aide aux différents sevrages.

Les plantes adptogènes, éleuthérocoque, shisandra et rhodiole vont aider l’organisme à s’adapter à cette situation de sevrage et contribuer à un meilleur sommeil.

L’oligothérapie

Le chrome, en oligo-élément peut également apporter une aide efficace, le temps du sevrage.

En conclusion

Vous l’aurez compris, le sucre est nocif à notre santé physique et mentale. L’apport en sucre doit être épisodique et en aucun cas ne doit faire partie de notre quotidien, sous peine de nous attirer vers la maladie et les problèmes cognitifs. Le naturopathe saura vous accompagner et vous guider avec des solutions naturelles pour vous aider à vous réapproprier votre santé.

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