Projet d’enfant – Comment booster ma fertilité

Vous avez un projet d’enfant. Bébé commence à se dessiner dans votre imaginaire et vous souhaitez tout mettre en place pour mener à bien ce grand chamboulement et booster votre fertilité. Idéalement la future maman et le futur papa doivent s’en préoccuper 9 mois avant. Et au minimum trois mois avant la procréation. En effet, n’oublions pas que le papa fournit 50 % du matériel génétique et que 70 jours sont nécessaires pour fabriquer un spermatozoïde. Les conseils à mettre en place s’adresseront par conséquent aux deux futurs parents.

Au cours de l’échange avec le praticien de santé il sera important d’évaluer en premier lieu la vitalité des parents. En effet, pour se donner toutes les chances, un organisme en pleine forme sera une priorité.

Revitaliser

Si l’un ou l’autre des futurs parents est en perte de vitalité, le naturopathe proposera en préalable une revitalisation avec la mise en place d’une bonne hygiène de vie. 

Il conseillera dans un premier temps un mode de vie sain. Avec de préférence une alimentation de qualité biologique, riche en bons nutriments, acides aminés, vitamines, minéraux et oligo-éléments. On pensera entre autres au zinc présent dans les fruits de mer notamment dans les huitres et au magnésium présent dans les légumes verts, fruits à coque, céréales complètes et légumineuses. 

On évoquera bien évidemment la pratique d’exercices physiques adaptés et réguliers et une bonne gestion du stress et des émotions

La nature au service de la vitalité

Selon les cas et en fonction des carences avérées par des analyses biologiques, le naturopathe proposera une supplémentation en éléments vitaux comme par exemple les graines germées ou le pollen frais. Il suggérera selon les besoins des plantes revitalisantes, reminéralisantes ou adaptogènes en cas de fatigue psychique. De la spiruline, pourvoyeuse de fer, des vitamines B12 et B9 (indispensable au développement cérébral du bébé), qui participe au bon fonctionnement du système immunitaire par sa teneur en provitamine A, en minéraux et oligo-éléments. Du plasma marin pour combler un déficit en minéraux et notamment en iode. Attention au déficit en iode qui peut entrainer du crétinisme chez l’enfant et favoriser les fausses couches. Ou encore du cassis en cas de grosse fatigue physique.

Détoxifier

Si l’échange avec le naturopathe révèle un organisme encrassé, ce dernier pourra suggérer, une fois la revitalisation faite une détoxification de l’organisme. En effet nous vivons dans un environnement pollué et chargé de perturbateurs endocriniens. Ces derniers peuvent freiner la conception et surchargent notre foie chargé d’éliminer les polluants. La détox va permettre d’assainir l’organisme et faciliter la conception. Plus l’organisme sera débarrassé de ses toxines, plus il sera favorable à l’accueil du futur bébé et plus il limitera les risques de malformations. A noter également que la qualité du sperme sera renforcée par une détox. De nombreuses études ont en effet démontré que les perturbateurs endocriniens ont des effets délétères sur la spermiogénèse. 

La nature au service de la détox

Différentes plantes pourront aider à cette détox comme l’artichaut, le radis noir, le pissenlit, le romarin ou encore le chardon-marie. Ce ne sont que des exemples qui seront bien sûr à adapter selon les situations. En cas de suspicion de métaux lourds, la chlorella, l’ail des ours et la coriandre seront particulièrement efficaces. Des mono-diètes ou jeûnes intermittents favorisent aussi la détox et peuvent être conseillés si nécessaire. 

Un bon microbiote

Il semble que la qualité des microbiotes ait une incidence non négligeable sur la fertilité féminine comme masculine. En effet l’immunité fortement liée au microbiote intestinal aurait un impact sur la muqueuse utérine. Les microbiotes vaginal, endométrial et séminal sont aussi à observer. Un apport en probiotiques et prébiotiques peut s’avérer intéressant en complément de bonnes pratiques en hygiène de vie globale. Le praticien de santé pourra vous conseiller les souches adaptées pour réguler les microbiotes des femmes et des hommes.

Zoom sur les oméga-3

Ce sont des acides gras essentiels. Or notre organisme ne sait pas les fabriquer. Il est donc indispensable d’en apporter, au travers de l’alimentation de préférence. Ils sont essentiels pour le futur développement cérébral et rétinien du fœtus, pour éviter le risque d’accouchement prématuré et la dépression post-partum de la mère. Les oméga-3 aboutis se trouvent dans les petits poissons gras, maquereaux, sardines, harengs … Dans le cas où les futurs parents n’aiment pas ces poissons, il sera nécessaire de leur proposer une supplémentation. 

Les antioxydants

Une alimentation riche en antioxydants et donc en fruits et légumes, renforcera l’immunité et permettra de réduire le risque d’obésité future du bébé. Elle diminuera aussi le risque de faire une fausse couche. Par ailleurs le stress oxydatif ayant un impact sur la qualité des spermatozoïdes, le statut en antioxydants sera à prendre en compte. https://bouncymag.ch/preconception-comment-favoriser-la-fertilite-chez-lhomme/

La vitamine D

Il sera nécessaire de contrôler le statut en vitamine D tout au long de la grossesse, entre autres pour le futur squelette de bébé.

La vitamine B9

On l’appelle aussi acide folique. Elle est indispensable dès les premières semaines de la grossesse. C’est donc le moment d’observer s’il y a des carences importantes. En effet, cette vitamine joue un rôle majeur dans la prévention des malformations du fœtus, notamment le spina-bifida, le bec de lièvre et les malformations cardiaques. Son déficit est la première cause de fausse couche spontanée. Une alimentation variées riche en légumes, céréales complètes, noix, légumineuses, protéines animales … devrait normalement limiter tout risque de carences. En cas d’alimentation déficiente, il est indispensable de procéder à une supplémentation. Les pollens frais de saule et de cerisier sont naturellement riches en vitamine B9 et de plus très revitalisant. Ils sont donc fortement préconisés.

Des conseils de bon sens

    • Profiter de la nature et marcher tout au long de la grossesse. Cela participera à une bonne oxygénation et sera bénéfique à la fois pour maman et bébé

    • Privilégier la qualité de l’eau qui devra être peu minéralisée, exempte de perturbateurs endocriniens et toxiques divers.

    • S’éloigner de toutes sources de radioactivité ou autres pollutions électromagnétiques. 

    • Limiter au maximum l’usage des téléphones portables, wifi, ordinateur …

    • Arrêter la cigarette pour éviter entre autres des risques de fausse couche, d’accouchement prématuré ou d’hématome rétro-placentaire, sans compter les nombreuses incidences sur la santé future de bébé. 

    • Diminuer fortement café et alcool. Plus de huit tasses de café par jour peuvent entrainer des malformations fœtales. L’alcool de son côté conduit à des malformations et retard de croissance du bébé.

    • Éviter au maximum les pesticides ainsi que les perturbateurs endocriniens. Favoriser les produits ménagers naturels, utiliser des cosmétiques bio …

L’exercice physique

Il facilitera la détox et la revitalisation. Dans tous les cas il faudra l’adapter à la forme physique et s’entrainer régulièrement. L’idéal est de le pratiquer en plein d’air pour favoriser l’oxygénation cellulaire. Le choix se fera en fonction du tempérament et des goûts de chacun. L’essentiel étant d’être en mouvement. Préférer les escaliers aux ascenseurs, la marche à la voiture … La grossesse démarrée il faudra bien évidemment ajuster la pratique et privilégier les activités douces comme la marche, la natation, le yoga …

La dimension émotionnelle de la grossesse

C’est un aspect parfois mis de côté et qui pourtant est essentiel. En cas de blocages ou de difficultés autour de la conception, il peut être intéressant de se pencher sur l’histoire familiale. Peut-être y-a-t-il eu dans les générations précédentes des difficultés à enfanter ou des problèmes autour de la maternité. Un accompagnement peut être bénéfique si besoin.

Certaines femmes sont inquiètes par rapport à la transformation future de leur corps et ont parfois un regard négatif sur celui-ci. Des accompagnements comme l’EFT, la sophrologie ou l’hypnose pourront modifier ce regard grâce à des visualisations positives. L’élixir de pastèque peut accompagner cette transformation. Ne pas oublier que la grossesse représente dans la vie d’une femme un bouleversement incroyable qui peut parfois faire peur. La fleur de Bach Walnut peut accompagner à cette transition.

La pratique de la sophrologie, de l’hypnose, du yoga, la méditation ou encore la cohérence cardiaque pourront apporter un mieux-être appréciable et une meilleure acceptation des modifications du corps ou des peurs.

Pour renforcer la fertilité, deux plantes remarquables

L’alchémille est intéressante à plusieurs titres. Elle mime les propriétés de la progestérone et favorise la libido. La progestérone est l’hormone clé de la grossesse chez la femme. C’est elle qui entre autres va raffermir les tissus utérins pour permettre la nidation. L’alchémille va également diminuer les risques de fausses couches et faciliter l’accouchement. Attention en cas d’antécédents de cancer hormono-dépendant, cette plante ne doit pas être utilisée.

Le tribulus favorise la production de testostérone chez l’homme et augmente ses performances sexuelles. C’est une plante adaptogène, c’est-à-dire qu’elle va adapter les taux hormonaux aux réels besoins du corps. Chez la femme elle va stimuler l’ovulation et elle agit en plus sur la fatigue générale. C’est donc une plante intéressante à proposer à la future maman et au futur papa.

En conclusion

Mettre un enfant au monde est un projet de vie unique et très probablement le plus important de notre vie. Tout mettre en place pour faciliter sa venue et optimiser sa future vie doit être une priorité. Pour un accompagnement naturel de la grossesse je vous conseille la lecture de l’article sur l’accompagnement de la grossesse au naturel.

En aucun cas les informations et les conseils proposés ici ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé