Fatigue chronique et Hashimoto : pourquoi vous n’êtes pas “juste fatiguée” – et comment retrouver de l’énergie pas à pas

Fatigue chronique et Hashimoto : pourquoi vous ne vous sentez jamais reposée

Si vous vivez avec la thyroïdite d’Hashimoto, vous connaissez sans doute cette fatigue étrange, lourde, qui ne ressemble à aucune autre. Ce n’est pas simplement “être fatiguée”. Ce n’est pas une fatigue qui s’efface après une sieste ou une bonne nuit. C’est une fatigue qui s’immisce partout : au réveil, dans vos pensées, dans votre corps, dans vos émotions, parfois même dans votre capacité à prendre des décisions simples.

Vous pouvez dormir huit, neuf, parfois dix heures… et malgré tout vous réveiller avec l’impression de ne pas avoir dormi du tout. Vous pouvez avoir l’impression de fournir trois fois plus d’efforts que les autres pour faire les mêmes choses. Vous pouvez ressentir un brouillard mental, une baisse soudaine d’énergie après les repas, ou une hypersensibilité émotionnelle difficile à expliquer.

Et trop souvent, on vous dit :

“Tu es stressée”, “Tu fais trop de choses”, “C’est normal d’être fatiguée à notre âge”, “Tu as besoin de dormir plus”.

Ces phrases invisibilisent la réalité : la fatigue d’Hashimoto est réelle, profonde, et parfaitement légitime.

Dans cet article, je vous propose de comprendre :

  • pourquoi votre fatigue n’est pas ordinaire,
  • ce qui se passe réellement dans votre corps,
  • ce qui l’aggrave souvent sans que vous ne vous en rendiez compte,
  • et comment vous pouvez commencer à retrouver une énergie plus stable grâce à une approche globale, douce et complémentaire à votre suivi médical.

Je suis naturopathe et accompagne les femmes vivant avec des maladies chroniques, en particulier Hashimoto. Mon rôle n’est pas de remplacer votre médecin. Votre traitement médical ajuste vos hormones. Pour ma part, je vous accompagne sur l’hygiène de vie, la compréhension du terrain et la construction d’un équilibre profond et durable.

Pourquoi la fatigue d’Hashimoto est différente : une fatigue “multicouche”

La fatigue liée à Hashimoto est particulière parce qu’elle ne vient pas d’un seul facteur. Elle résulte d’une combinaison de fatigue hormonale, immunitaire, nerveuse, métabolique et émotionnelle. C’est pour cela qu’elle est si difficile à expliquer et si difficile à vivre.

Une fatigue hormonale : le ralentissement du métabolisme

La thyroïde régule votre température, votre digestion, votre rythme cardiaque, votre énergie, votre mental, votre capacité à récupérer…

Lorsque votre thyroïde fonctionne au ralenti, votre métabolisme global ralentit. Comme si tout votre corps passait en mode “économie d’énergie”.

Cela se traduit concrètement par :

  • une énergie très basse le matin,
  • une sensation de lourdeur,
  • une lenteur dans les gestes,
  • une difficulté à “se mettre en route”,
  • une impossibilité à maintenir un rythme soutenu.

Même lorsque vous êtes sous traitement médical, cela peut prendre du temps avant que l’équilibre hormonal se stabilise. Et c’est justement là que l’hygiène de vie joue un rôle essentiel pour soutenir la transition.

Une fatigue immunitaire : l’inflammation de fond

Hashimoto est une maladie auto-immune. Votre système immunitaire est actif en continu, comme en veille constante.

Cela crée une forme de “bruit de fond” inflammatoire invisible, mais épuisant.

Vous pouvez ressentir :

  • une fatigue proche de celle d’une maladie virale légère mais permanente,
  • une lenteur cognitive,
  • une récupération très lente après un effort physique,
  • une sensibilité accrue au stress ou aux variations hormonales.

L’inflammation chronique consomme beaucoup d’énergie, sans que vous ne vous en rendiez compte.

Une fatigue nerveuse : le système nerveux sous tension

Le stress qu’il soit d’origine psychologique, émotionnel, organisationnel, amplifie énormément les symptômes d’Hashimoto.
Votre système nerveux se met en mode alerte plus vite, plus fort, plus longtemps.

C’est ce qui peut provoquer :

  • irritabilité,
  • émotions amplifiées,
  • hypersensibilité sensorielle (bruits, lumières, sollicitations),
  • anxiété diffuse,
  • grande difficulté à se concentrer,
  • sommeil léger ou non réparateur.

Un système nerveux épuisé = une énergie en berne.

Une fatigue émotionnelle : vivre avec l’invisible

L’impact émotionnel d’une maladie chronique est souvent sous-estimé.
Hashimoto est à la fois invisible et incompréhensible pour l’extérieur.

Vous devez souvent justifier ce que vous ressentez, gérer votre quotidien malgré tout, tenir vos responsabilités même les jours où votre corps dit clairement “stop”.

Cela consomme énormément d’énergie mentale.
Et cette énergie mentale est étroitement liée à votre énergie physique.

Vous n’avez rien inventé : votre fatigue est réelle, multifactorielle et digne d’être prise en compte.

Les signes que vous n’êtes pas “simplement fatiguée”

Voici ce que vivent très souvent les femmes atteintes d’Hashimoto :

  • une fatigue persistante malgré le repos,
  • des réveils difficiles, parfois douloureux,
  • une énergie qui chute après les repas,
  • un brouillard mental gênant,
  • une perte d’élan, de motivation,
  • des fluctuations émotionnelles accrues,
  • un besoin de pauses fréquentes,
  • une sensation de surcharge, même pour des petites tâches,
  • une grande difficulté à récupérer après un effort.

Ces signes montrent que votre corps lutte, pas qu’il “manque de volonté”.

Les facteurs qui aggravent la fatigue (et que vous pouvez commencer à apaiser)

Certains facteurs peuvent être modulés, parfois avec des petits ajustements qui font une grande différence.

Femme fatiguée dans son lit

Le stress et la charge mentale

Le cortisol perturbe la conversion des hormones thyroïdiennes.
C’est l’un des premiers facteurs aggravants.

Si vous jonglez entre travail, famille, responsabilités, gestion du foyer, charge mentale… votre corps paie l’addition.

Le sommeil non réparateur

Avec Hashimoto, on peut beaucoup dormir mais mal dormir.
C’est souvent lié au système nerveux en tension et aux variations hormonales.
Le résultat : une fatigue “dès le réveil”, un sommeil non réparateur.

Les montagnes russes glycémiques

Une alimentation trop sucrée ou trop légère en protéines crée des variations de sucre dans le sang et génère des coups de pompe.
C’est extrêmement courant dans Hashimoto et facilement améliorable.

Une digestion lente et coûteuse

Votre système digestif utilise énormément d’énergie.
Plus il est perturbé, plus vous êtes fatiguée.
C’est un point majeur en naturopathie.

Un rythme de vie trop rapide pour votre corps

Votre organisme avec Hashimoto demande des transitions douces, pas de brusques accélérations.
Le rythme est une clé essentielle.

Comment retrouver de l’énergie : une approche douce, globale et complémentaire au médical

Je le répète souvent :
Votre médecin ajuste vos hormones.
La naturopathie, elle, travaille sur le terrain : hygiène de vie, digestion, système nerveux, inflammation, compréhension profonde de vos besoins.
Les deux approches sont complémentaires et indissociables.

Voici les leviers que nous allons travailler ensemble :

Ritualiser le rythme et stabiliser l’énergie

Votre corps adore les rythmes réguliers.
Quelques pistes :

  • instaurer une routine matinale simple et réaliste,
  • faire des micro-pauses toutes les 60 à 90 minutes,
  • alterner activité et repos,
  • respecter vos signaux de fatigue.

L’énergie se construit autant par le rythme que par les actions.

Apaiser le système nerveux

Un système nerveux apaisé est la base d’une énergie stable.
Outils doux :

  • respiration lente (3 minutes plusieurs fois par jour),
  • cohérence cardiaque,
  • méditation
  • marche tranquille,
  • temps de silence et de déconnexion sensorielle,
  • activités non productives (créativité, lecture, nature).

Ce n’est pas “ne rien faire”.
C’est se régénérer.

Soutenir l’énergie par l’alimentation

En naturopathie, l’objectif n’est jamais la perfection.
Juste le soutien, la cohérence et l’écoute du corps.

3 principes simples :

  • un petit-déjeuner contenant protéines + fibres + bonnes graisses,
  • des repas digests, riches en vitamines et minéraux,
  • limiter les sucres isolés,
  • boire régulièrement tout au long de la journée.

Cela stabilise la glycémie, réduit les coups de barre et libère de l’énergie.

Prendre soin de la digestion

La digestion est un pilier majeur pour réduire la fatigue.
Vous pouvez soutenir votre corps en :

  • mâchant plus lentement,
  • mangeant dans le calme autant que possible,
  • évitant les repas très lourds le soir,
  • privilégiant des cuissons douces.

Une digestion apaisée = plus d’énergie disponible pour vous.

Accepter les fluctuations de l’énergie

Votre énergie n’est pas un trait droit : c’est un mouvement.
Certains jours, elle est là.
D’autres, elle est plus basse.

L’écouter vous permet de :

  • respecter vos limites,
  • éviter les surcharges,
  • construire une énergie plus stable à long terme.

L’acceptation n’est pas de la résignation : c’est un acte de sagesse et de respect envers votre corps.

Un message essentiel : vous pouvez retrouver de l’énergie

Je le vois chaque semaine auprès des femmes que j’accompagne :
l’énergie revient, pas d’un coup, mais progressivement.
Un peu plus de clarté.
Un peu moins de brouillard.
Un matin où se lever devient plus simple.
Un jour où la motivation revient.
Une sensation de légèreté que vous aviez oubliée.

Il y a toujours une marge de progression.
Toujours.

Vous n’avez pas à avancer seule.
Ni à vous épuiser à chercher dans tous les sens.
Vous pouvez être accompagnée de manière globale, cohérente, respectueuse de votre rythme et en lien avec votre suivi médical.

Conclusion

La fatigue chronique liée à Hashimoto est réelle et complexe, mais elle n’est pas inévitable.
Avec une compréhension fine de vos besoins, un travail sur votre hygiène de vie, un soutien du système nerveux et une meilleure écoute de votre rythme, il est possible de retrouver une énergie plus stable, un esprit plus clair et une relation plus douce avec votre corps.

Si vous souhaitez aller plus loin et être accompagnée personnellement, avec une approche globale, bienveillante et complémentaire de votre prise en charge médicale, je vous invite à découvrir mon accompagnement premium dédié aux femmes vivant avec la maladie d’Hashimoto.

Je vous aide à retrouver vitalité, clarté mentale et confiance en votre corps grâce à un programme sur mesure, adapté à votre rythme et à votre réalité.

Vous n’êtes pas seule.
Votre corps peut aller mieux.
Et je suis là pour vous accompagner pas à pas.