Le rapport étroit entre la santé et les émotions

Le rapport étroit entre la santé et les émotions

Qu’est-ce qu’une émotion

L’étymologie du mot « émotion » vient du latin « emovere », qui signifie mettre en mouvement. Une émotion nous met donc en mouvement, en action. Elle nous ébranle et nous fait bouger.

Une réaction d’adaptation

C’est en réalité une réaction d’adaptation de notre organisme à un état affectif qui peut être plus ou moins long et d’intensité variable selon l’individu. Elle fait appel à la fois à nos sensations physiques et mentales. Les émotions peuvent nous impacter positivement ou négativement. Elles orientent notre comportement et nos constructions mentales. La même émotion ne sera pas vécue de la même façon chez les individus. Chacun pourra vivre et interpréter ses émotions selon son vécu, son ressenti ou encore le contexte environnemental.

Les émotions sont de fait une réaction de survie, face à un danger potentiel ou autre stimulus extérieur ou intérieur. Elles entrainent des réactions et nous conduisent à faire des choix.

Les différents types d’émotions

Les émotions sont nombreuses et multiples. On peut citer entre autres la colère, la surprise, la tristesse, la peur, la joie, le dégoût … Les personnes guidées par leurs émotions sont souvent hypersensibles et sont davantage touchées par leurs émotions ou celles des autres. Ce sont en général des personnes intuitives, qui ont du mal à dire non. Ces dernières sont souvent en quête de sens, touchées par les émotions des autres et facilement irritées par la lumière.

L’enfant et ses émotions

L’enfant naturellement va exprimer ses émotions, lorsqu’il est encore petit. Il est alors totalement libre de laisser sortir sa colère ou sa joie. Il va très vite au cours de son éducation entendre « touche pas à ça », « tais-toi », « fais-pas ci, fais-pas ça »… Ou encore « un garçon, ça ne pleure pas » et en cas de colère on l’envoie dans sa chambre… L’école va en rajouter une couche en imposant à l’enfant de rester assis en classe un certain nombre d’heure. Et de lui faire comprendre qu’il faut taire ses émotions en collectivité. C’est ainsi que petit à petit l’enfant est façonné pour devenir un adulte en souffrance qui ne sait plus quoi faire de ses émotions, puisque la société lui interdit de les exprimer. L’éducation nous incite ainsi à bloquer nos émotions et à renoncer à notre enfant intérieur. Nous sommes de fait, abreuvés de croyances collectives et souvent amenés à nier nos propres ressentis.

Les deux facteurs qui font que nous cultivons les émotions négatives

L’impact éducatif

Nous venons de voir ci-dessus que notre éducation avait tendance à favoriser le négatif. En effet il est prouvé que la société et l’éducation véhiculent en moyenne 30 fois plus de négatif que de positif. Nous allons ainsi au cours de notre jeune âge entendre davantage de « tu ne peux pas » que « oui tu peux, vas-y ». C’est ainsi que bon nombre de personnes manquent de confiance en elles. Elles ne se sentent pas valorisées et sont dominées par leurs émotions négatives et leurs peurs. Cet état est le premier facteur responsable de nos manifestations émotionnelles négatives.

Survivance de notre cerveau archaïque

La deuxième raison se trouve au cœur de notre cerveau archaïque, à l’époque ou la survie était au centre des préoccupations de nos ancêtres. Le danger était omniprésent, l’environnement hostile. Si l’on voulait rester en vie il fallait être constamment en vigilance envers ce qui était négatif.

L’impact des émotions sur notre santé

C’est un lien assez complexe, car le cerveau ne fait pas la différence entre l’imagination et la réalité. Une émotion imaginée aura ainsi le même poids qu’une émotion réelle. Par ailleurs, il n’existe pas de temporalité dans notre inconscient. Par conséquent une émotion vécue dans le passé et non digérée aura la même valeur au présent.

Petit retour en arrière

La première personne à avoir théorisé l’impact de nos émotions sur la santé est le Docteur Hamer, médecin allemand. Celui-ci fut victime dans les années 1970 d’un cancer des testicules suite à la mort brutale de son fils, et ne l’a pas attribué au hasard. Le Docteur Hamer s’est donc appliqué à recueillir les émotions de ses patients et à établir des relations avec leurs pathologies. Il est arrivé au constat que, si le cerveau ne traite pas l’émotion de manière consciente, l’organisme pour sa sauvegarde, créé une réaction physiologique. Depuis, de nombreuses recherches ont été effectuée dans ce sens. Il ne fait plus aucun doute à ce jour que le lien entre la santé et les émotions mal ou non gérées est souvent étroit. Les maux du corps traduisent alors ce qui n’a pas été exprimé au travers de l’émotion. 

Un lien intime

Lorsqu’une émotion est emprisonnée, cela occasionne une baisse du système immunitaire. L’organisme est de fait moins résistant face aux agresseurs. Le stress émotionnel serait ainsi impliqué dans l’origine de maladies auto-immunes. Garder ses émotions nous amène ainsi à nous autodétruire. Cela nous empêche également de respirer, peut conduire à l’insomnie, à la dépression ou encore à des pathologies cardio-vasculaires. Une émotion dysfonctionnelle peut entrainer des comportements compulsifs comme des addictions à l’alcool, à la cigarette, https://laurenceguillon-naturo.com/besoin-daide-pour-arreter-de-fumer/. ou des troubles alimentaires. Dans ce dernier cas on « mange » ses émotions https://laurenceguillon-naturo.com/limpact-du-sucre-sur-lorganisme/. Nombres de problèmes digestifs sont liés à des émotions non digérées. Ne dit-on pas « avoir la peur au ventre » ou à propos d’une émotion toxique « je l’ai sur encore sur l’estomac » ou « je ne l’ai pas digérée ».

Les 3 piliers pour modifier la relation à ses émotions, les 3 « A »

Vous l’avez compris, une émotion n’est pas dangereuse en soi. Elle peut même être bénéfique car elle renforce notre vigilance. Par contre, lorsque nous sommes débordés ou que nous n’arrivons pas à la laisser partir, c’est là qu’elle devient nocive. Il va donc être essentiel de mettre en place une meilleure relation avec nos émotions en mettant en avant trois concepts.

L’amour

Tout d’abord, comprendre que notre bien-être intérieur ne dépend que de nous, Le premier devoir que nous avons envers nous est de nous aimer. Ainsi nous ne dépendons plus du regard de l’autre ou de solutions extérieures. Notre confiance en nous et notre estime sont suffisamment établies pour que nous ne soyons plus manipulables par des éléments qui ne dépendent pas de nous.

L’apprentissage

Il permet de mieux se connaitre, d’avoir davantage de recul, de grandir, d’échanger avec l’autre. Tout en se rappelant avec humilité la célèbre phrase de la chanson de Jean Gabin « Je sais qu’on ne sait jamais ».

L’action

Tout en se rappelant de l’étymologie de ce mot, l’action permet d’aller à la rencontre de soi-même et d’être dans l’expérience. Elle autorise de nouvelles sensations et perspectives. Elle permet aussi d’accueillir son émotion et de la mettre en mouvement.

L’importance des mots

Il est primordial de prendre soin de son langage et de bien choisir ses mots. Les mots peuvent blesser ou au contraire faire du bien. Tourner ses phrases d’une manière positive est une méthode intéressante pour inverser progressivement notre façon d’être. En effet, notre cerveau ne sait pas traiter l’information de manière négative. Par exemple au lieu de dire à un enfant « ne cours pas si vite », dites-lui « cours plus doucement ». Celui-ci comprendra beaucoup mieux et il y a davantage de chance qu’il vous écoute. Si vous dites « il n’y a pas de problème », le cerveau retiendra juste le mot « problème ». De même, dire « je ressens de la tristesse » à la place de « je suis triste » permettra de mettre l’émotion à distance et d’en réduire l’impact.

Reconnaitre ses émotions

C’est identifier si une émotion est positive, savoir en profiter et la faire durer. C’est aussi se rendre compte qu’on est victime d’un véritable tsunami émotionnel qui nous dévaste. Ou encore, c’est analyser une émotion toxique qui empiète de façon malsaine notre quotidien. Comprendre que les émotions ont un rôle, qu’elles sont parfois porteuses de message. Reconnaitre qu’une émotion négative peut se révéler utile, qu’elle permet de nous adapter à une situation ou qu’elle nous protège d’un danger potentiel. Par exemple, je peux ressentir de la méfiance par rapport à une personne qui est toxique. Si j’éprouve de la peur au moment de passer un examen, cela peut me permettre de rester vigilant. Une émotion peut être dynamisée par un vécu passé. Elle peut être intense, énergivore et impacter la santé. Enfin, une émotion peut influencer le rythme respiratoire, conduire à de l’arythmie cardiaque ou encore crisper les muscles.

La météo émotionnelle

Pour apprendre à gérer ses émotions, il est en premier lieu important de savoir les reconnaitre et les nommer. Une fois nommée et analysée, évaluer l’intensité, par exemple de 0 à 10. Essayer en suite de comprendre ce qui a provoqué la réaction émotionnelle, à quel endroit du corps se manifeste-elle, qu’est-ce que l’on ressent et enfin quelle est l’utilité de cette émotion. Analyser si l’émotion est appropriée ou dysfonctionnelle. On nomme cette démarche, la météo émotionnelle. Cette approche permet de ressentir plus finement ses émotions, de prendre un certain recul et de se dégager de leur emprise.

Les outils à mettre en place

Se protéger

Tout d’abord, il est essentiel de se protéger de tout ce qui est négatif et pour cela de s’éloigner du stimulus à l’origine de l’émotion. Prendre l’habitude d’aller vers les gens positifs et s’éloigner des gens négatifs. Éviter tout ce qui nous est balancé quotidiennement, de façon violente et sans discernement, comme les informations radios ou télévisées. Conserver son libre arbitre et sa propre pensée pour ne pas succomber au flux continu de désespoir et de peur véhiculé par les médias.

S’entourer de positif

S’entrainer chaque jour à repérer ce qu’il y a de positif. Noter les évènements quotidiens agréables. Profiter des émotions positives et les faire durer, elles sont de véritables leviers pour notre bien-être.

Respirer

Pratiquer la respiration, la cohérence cardiaque https://laurenceguillon-naturo.com/la-coherence-cardiaque/, la méditation de pleine conscience ou toutes sortes de techniques qui apportent du calme et du recul.

Redevenir enfant

Ne pas être un adulte « à plein temps ». Redevenir un enfant lorsqu’une émotion demande à sortir. Retrouver cette liberté d’éclater de rire ou de piquer une colère si nécessaire et faire circuler l’énergie. Par contre, pour sortir sa colère, il n’est pas forcément indispensable d’en faire profiter les autres… Il existe différents exercices que propose le Docteur Tal Schaller pour ne plus mettre un couvercle sur ses émotions. Celui-ci propose dans la vidéo, dont je vous mets le mien ci-dessous, l’exercice du tigre ou du monstre par exemple qui permettent d’extérioriser une émotion. https://www.youtube.com/watch?v=rkcigomps28

Rire

Ne pas se prendre au sérieux, rire, faire le clown, regarder des films comiques. Le bien-être diminue la sensation de stress émotionnel https://laurenceguillon-naturo.com/le-stress-et-ses-repercussions-sur-lorganisme/ et permet aux émotions de s’exprimer différemment.

Extérioriser

Parler, échanger, communiquer avec les autres, conserver le dialogue. Si besoin faire appel à un thérapeute pour mieux décoder ses émotions et leurs origines. Extérioriser par des moyens comme la danse, la musique, le dessin ou encore l’écriture.

Prendre soin de soi

Visualiser une situation où l’émotion a été bien gérée et a généré bien-être et sérénité. Essayer de se reconnecter à ce ressenti.

S’occuper de soi, se faire du bien sans se préoccuper du regard des autres, retrouver sa liberté et son libre arbitre.