Accompagner la grossesse de façon naturelle

Accompagner la grossesse de façon naturelle

La grossesse, une période à privilégier

La grossesse est une période naturelle, car elle a une incidence très particulière dans la vie d’une femme. C’est un fait, elle entraîne de nombreux bouleversements à la fois physiologiques et psychiques. Elle est actuellement en occident de plus en plus médicalisée et entourée de mille précautions. C’est une chance évidente pour la sécurité de la mère et de l’enfant. En revanche, cette surmédicalisation occasionne parfois un manque d’humanité. Elle a tendance à nous rendre dépendant d’un système et nous empêche d’être à l’écoute de nos sensations, de nos besoins et de ceux du bébé.

La naturopathie propose un accompagnement naturel en complément d’un suivi médical indispensable. Elle permet de conserver du bon sens et d’optimiser au mieux ce moment fort à la fois pour bébé et sa maman.

L’accompagnement comporte plusieurs phases, la préconception, le premier, le deuxième puis le troisième trimestre de la grossesse. 

La préconception

Idéalement la future maman et le futur papa doivent s’en préoccuper au minimum trois mois avant la procréation. En effet, n’oublions pas que le papa fournit 50 % du matériel génétique et que 72 jours sont nécessaires pour fabriquer un spermatozoïde.

Revitaliser

En cas de fatigue de l’un ou de l’autre, le naturopathe proposera tout d’abord une revitalisation avec la mise en place d’une bonne hygiène de vie, d’éléments vitaux comme les graines germées ou le pollen frais https://laurenceguillon-naturo.com/le-pollen-un-super-aliment-aux-vertus-revitalisantes/. Il suggérera selon les besoins des plantes revitalisantes comme le ginseng, reminéralisantes comme l’ortie ou adaptogènes comme la rhodiole.

Détoxifier

Le naturopathe conseillera également une détoxification de l’organisme à l’aide de plantes comme l’artichaut, le radis noir, le romarin ou encore le desmodium. En cas de suspicion de métaux lourds, la chlorella, l’ail des ours et la coriandre sont particulièrement efficaces. Des monodiètes ou jeûnes intermittents favorisent aussi la détox. 

Privilégier une hygiène de vie saine

Une alimentation de préférence de qualité biologique, riche en bons nutriments, acides aminés, vitamines, minéraux et oligo-éléments sera mise en place si elle ne l’est déjà. 

Des conseils de bon sens

  • Profiter de la nature et marcher tout au long de la grossesse. Cela participera à une bonne oxygénation et sera bénéfique à la fois pour maman et bébé
  • Privilégier la qualité de l’eau qui devra être peu minéralisée, exempte de perturbateurs endocriniens et toxiques divers.
  • S’éloigner de toutes sources de radioactivité ou autres pollutions électromagnétiques. 
  • Limiter au maximum l’usage des téléphones portables, wifi, ordinateur
  • Arrêter la cigarette pour éviter entre autres des risques de fausse couche, d’accouchement prématuré ou d’hématome rétro-placentaire, sans compter les nombreuses incidences sur la santé future de bébé https://laurenceguillon-naturo.com/besoin-daide-pour-arreter-de-fumer/
  • Diminuer fortement café et alcool. Plus de huit tasses de café par jour peuvent entrainer des malformations fœtales. L’alcool de son côté conduit à des malformations et retard de croissance du bébé.
  • Éviter au maximum les pesticides ainsi que les perturbateurs endocriniens. 

La vitamine B9

On l’appelle aussi acide folique. Elle est indispensable dès les premières semaines de la grossesse. C’est donc le moment d’observer s’il y a des carences majeures. Une alimentation variées riche en légumes, céréales complètes, noix, légumineuses, protéines animales … devrait normalement limiter tout risque de carences. En cas d’alimentation déficiente, il est indispensable de procéder à une supplémentation. En effet, cette vitamine joue un rôle majeur dans la prévention des malformations du fœtus, notamment le spina-bifida, le bec de lièvre et les malformations cardiaques. Son déficit est la première cause de fausse couche spontanée. 

Le pollen frais de saule est riche en vitamine B9 et de plus très revitalisant. Il est donc fortement préconisé.

Les oméga-3

Ils sont essentiels pour le futur développement cérébral et rétinien du fœtus, pour éviter le risque d’accouchement prématuré et la dépression post partum de la mère. Une alimentation riche en antioxydants et donc en fruits et légumes, renforcera l’immunité et permettra de réduire le risque d’obésité future du bébé. 

Le premier trimestre

La bonne nouvelle est arrivée, bébé est bien là, petit d’homme en devenir. C’est le moment de prendre toutes les précautions nécessaires pour optimiser la grossesse. Tout d’abord, l’embryon reste fragile car il n’y a pas encore de protection placentaire. Le placenta ne sera en effet complètement formé qu’au cinquième mois de la grossesse. Éviter tabac, alcool, café et médicaments, sauf avis contraire médical. 

L’alimentation

Il est temps, si ce n’est déjà fait de mettre en place une alimentation biologique, la plus vitale possible et complète. Ceci afin de bénéficier des vitamines et minéraux comme le fer, magnésium https://laurenceguillon-naturo.com/quid-du-magnesium/, calcium, zinc, iode, vitamines B indispensables à la maman et à son bébé. Contrairement à ce que l’on entend souvent dans le langage populaire, Il ne faut pas manger deux fois plus mais deux fois mieux. Avoir aussi à l’esprit que bébé puise dans les réserves maternelles tout ce dont il a besoin. Il faudra donc être attentif à ce que ces besoins soient couverts et faire en sorte que la mère n’en subisse pas de carences.

De bons nutriments

La maman aura tout intérêt à consommer des graines germées, des fruits et légumes frais de saison. Des aliments riches en vitamines C aideront à renforcer le placenta. En complément, les jus de légumes frais apportent un surplus de vitamines, minéraux et oligo-éléments. Les oméga-3 sous forme de petits poissons gras et d’huiles sont indispensables pour leurs propriétés anti-inflammatoires et le futur cerveau du bébé. Ne pas oublier d’ajouter des légumineuses, protéines de bonne qualité, des oléagineux riches en bons acides gras et un peu d’algue pour l’iode. Les besoins en vitamine D sont doublés. Une supplémentation est donc indispensable, sachant qu’une grande partie de la population est carencée.

Soulager les désagréments

Le premier trimestre est assez fréquemment celui des nausées et autres inconforts digestifs. Ce qui affecte de fait la qualité de vie de la future maman. Plusieurs hypothèses expliquent ces symptômes, des modifications hormonales, un accroissement de fatigue, des faiblesses hépatique ou pancréatique ou encore des facteurs émotionnels. Différentes aides sont proposées à la future maman comme par exemple des repas plus petits et plus fréquents. La phytothérapie soulage certains symptômes digestifs grâce à la mélisse et à l’angélique en tisane, au gingembre en décoction.  L’huile essentielle de citron réduit les nausées. Respirer de l’huile essentielle de gingembre et prendre des bourgeons de figuier sans alcool en gemmothérapie les diminue également . En revanche, toujours demander l’avis d’un thérapeute avant toute utilisation d’huiles essentielles. Certaines huiles sont potentiellement toxiques surtout pendant la grossesse. En cas de causes émotionnelles, des outils comme la sophrologie ou les fleurs de Bach sont des solutions pertinentes.

Le Deuxième trimestre

Le placenta commence à remplir son rôle protecteur. Néanmoins il ne filtre pas les toxines. Continuer à être attentif et éviter tout contact avec les pesticides, additifs, médicaments ou perturbateurs endocriniens. Parallèlement, de nombreux besoins s’amplifient, calcium, acides gras poly-insaturés, magnésium, et surtout le fer. En effet bébé commence à emmagasiner un stock en fer pour les six premiers mois de sa vie et par ailleurs le volume sanguin de la femme enceinte augmente considérablement. Les carences en fer ne sont donc pas rares. Des compléments en fer sont souvent conseillés. A savoir qu’un manque de fer augmente les risques de prématurité et de petit poids à la naissance. Attention cependant à ne jamais prendre une supplémentation en fer sans avoir au préalable réalisé des analyses biologiques avérées par un médecin. Le fer est oxydant lorsqu’il est en excès.

Apporter du confort

C’est au cours du second trimestre que les vergetures risquent d’apparaitre. En effet bébé commence à s’épanouir et à représenter un certain poids. Cela peut impacter les tissus de la maman. Certaines huiles de soin « spécial grossesse » sont utilisées pour masser les zones à risque, surtout l’abdomen. Les huiles de rose musquée du chili, d’avocat ou encore de germe de blé sont une bonne prévention. De même, la maman commence parfois à ressentir une sensation de jambes lourdes dues à une circulation de retour moins efficace, due au poids du bébé. Pour relancer la circulation, il est conseillé de relever les pieds du lit de 5 cm et de surélever les jambes dès que possible. Les massages avec un mélange d’huile végétale de calophylle et d’huile essentielle de géranium bourbon aident à soulager les symptômes. L’alternance de jets d’eau froide et chaude pendant la douche et le drainage lymphatique, pratiqué par un professionnel sont également très bénéfiques. Différentes méthodes offrent la possibilité à la maman de se détendre et de profiter au mieux de cette période de vie, par exemple du yoga prénatal, de la sophrologie ou tout simplement de la cohérence cardiaque https://laurenceguillon-naturo.com/la-coherence-cardiaque/.

Le troisième trimestre

Palier les soucis digestifs

Au cours de ce dernier trimestre le poids de bébé conduit à des désagréments digestifs. Pour diminuer la constipation, ajouter des graines de lin moulues à l’alimentation. Consommer également des pruneaux préalablement trempés ou des tisanes de mauve. Pour réduire l’acidité liée aux reflux, l’aulne glutineux sous forme de gemmothérapie sans alcool apporte une aide certaine.

De même, le sommeil est de moins en moins réparateur. Ne pas hésiter à faire des siestes, à se reposer et à se ressourcer dans la nature.

Rester vigilant

Les organes se peaufinent. Les poumons sont en pleine maturation. L’accouchement se profile à l’horizon, augmentant ainsi les besoins en vitamines B, en magnésium et en oméga-3. Attention néanmoins, autant l’apport en oméga-3 est essentiel pour éviter un accouchement prématuré et pour le développement du cerveau de bébé jusqu’à la fin du huitième mois, autant dès le début du neuvième mois, il faudra arrêter les oméga-3. En effet ils sont fluidifiants et pourraient occasionner des risques d’hémorragie, ils peuvent aussi diminuer les contractions utérines. Il est temps aussi de diminuer le sel afin d’éviter un durcissement des tissus et par conséquent des difficultés d’ouverture du col.

Poursuivre l’attention sur d’éventuelles carences en fer, magnésium ou calcium.

Préparer la venue de bébé

La prise de probiotiques pour favoriser la future flore de bébé est également conseillée si besoin. Si la maman souhaite allaiter elle peut d’ores et déjà boire des tisanes de plantes galactogène, c’est-à-dire qui favorisent la lactation comme l’anis, le cumin ou encore le fenouil.

C’est enfin le moment pour préparer son périnée, le yoga prénatal est tout indiqué, associé à un massage local de quelques minutes par jour avec des huiles spéciales. Cela assouplira les tissus et évitera des déchirures potentielles. Apprendre à gérer sa respiration, éviter le stress https://laurenceguillon-naturo.com/le-stress-et-ses-repercussions-sur-lorganisme/ et se détendre sera bien évidemment utile lors de l’accouchement.