accompagnement grossesse naturel

Accompagner la grossesse de façon naturelle

La grossesse, une période à privilégier

La grossesse est une période naturelle, car elle a une incidence très particulière dans la vie d’une femme. C’est un fait, elle entraîne de nombreux bouleversements à la fois physiologiques et psychiques. Elle est actuellement en occident de plus en plus médicalisée et entourée de mille précautions. C’est une chance évidente pour la sécurité de la mère et de l’enfant. En revanche, cette surmédicalisation occasionne parfois un manque d’humanité. Elle a tendance à nous rendre dépendant d’un système et nous empêche d’être à l’écoute de nos sensations, de nos besoins et de ceux du bébé.

La naturopathie propose un accompagnement naturel en complément d’un suivi médical indispensable. Elle permet de conserver du bon sens et d’optimiser au mieux ce moment fort à la fois pour bébé et sa maman.

L’accompagnement comporte plusieurs phases, la préconception, le premier, le deuxième puis le troisième trimestre de la grossesse. 

La préconception

Idéalement la future maman et le futur papa doivent s’en préoccuper 9 mois avant. Et au minimum trois mois avant la procréation. En effet, n’oublions pas que le papa fournit 50 % du matériel génétique et que 70 jours sont nécessaires pour fabriquer un spermatozoïde.

Revitaliser

En cas de fatigue de l’un ou de l’autre, le naturopathe proposera tout d’abord une revitalisation avec la mise en place d’une bonne hygiène de vie, d’éléments vitaux comme par exemple les graines germées ou le pollen frais. Il suggérera selon les besoins des plantes revitalisantes comme le ginseng, reminéralisantes comme l’ortie ou adaptogènes comme la rhodiole.

Détoxifier

Le naturopathe conseillera également une détoxification de l’organisme à l’aide de plantes hépatologie-protectrices ou drainantes en fonction de l’anamnèse. En cas de suspicion de métaux lourds, la chlorella, l’ail des ours et la coriandre sont particulièrement efficaces. Des monodiètes ou jeûnes intermittents favorisent aussi la détox. 

Privilégier une hygiène de vie saine

Une alimentation de préférence de qualité biologique, riche en bons nutriments, acides aminés, vitamines, minéraux et oligo-éléments sera mise en place si elle ne l’est déjà. Privilégier une eau de qualité.

Des conseils de bon sens

  • Profiter de la nature et marcher tout au long de la grossesse. Cela participera à une bonne oxygénation et sera bénéfique à la fois pour maman et bébé
  • Privilégier la qualité de l’eau qui devra être peu minéralisée, exempte de perturbateurs endocriniens et toxiques divers.
  • S’éloigner de toutes sources de radioactivité ou autres pollutions électromagnétiques. 
  • Limiter au maximum l’usage des téléphones portables, wifi, ordinateur
  • Arrêter la cigarette pour éviter entre autres des risques de fausse couche, d’accouchement prématuré ou d’hématome rétro-placentaire, sans compter les nombreuses incidences sur la santé future de bébé. 
  • Diminuer fortement café et alcool. Plus de huit tasses de café par jour peuvent entrainer des malformations fœtales. L’alcool de son côté conduit à des malformations et retard de croissance du bébé.
  • Éviter au maximum les pesticides ainsi que les perturbateurs endocriniens

La vitamine B9

On l’appelle aussi acide folique. Elle est indispensable dès les premières semaines de la grossesse. C’est donc le moment d’observer s’il y a des carences majeures. En effet, cette vitamine joue un rôle majeur dans la prévention des malformations du fœtus, notamment le spina-bifida, le bec de lièvre et les malformations cardiaques. Son déficit est la première cause de fausse couche spontanée. Une alimentation variées riche en légumes, céréales complètes, noix, légumineuses, protéines animales … devrait normalement limiter tout risque de carences. En cas d’alimentation déficiente, il est indispensable de procéder à une supplémentation.

Les pollens frais de saule et de cerisier sont riches en vitamine B9 et de plus très revitalisant. Il sont donc fortement préconisés.

La dimension émotionnelle de la grossesse

C’est un aspect souvent mis de côté et qui pourtant est essentiel. En cas de blocages ou de difficultés autour de la conception, il peut être intéressant de se pencher sur l’histoire familiale.

Certaines femmes sont inquiètes par rapport à la transformation future de leur corps. L’élixir de pastèque accompagne cette transformation. Ne pas oublier que la grossesse représente dans la vie d’une femme un bouleversement incroyable qui peut faire peur. La fleur de Bach Walnut aide à cette transition.

Les oméga-3

Ils sont essentiels pour le futur développement cérébral et rétinien du fœtus, pour éviter le risque d’accouchement prématuré et la dépression post partum de la mère. Il nécessaire de rééquilibrer si besoin le taux de tous les acides gras.

Et puis …

Une alimentation riche en antioxydants et donc en fruits et légumes, renforcera l’immunité et permettra de réduire le risque d’obésité future du bébé. Contrôler le statut en vitamine D tout au long de la grossesse, entre autres pour le futur squelette de bébé.

Le plasma marin comblera un déficit en minéraux et notamment en iode. La spiruline compensera le manque de fer.

 

Le premier trimestre

La bonne nouvelle est arrivée, bébé est bien là, petit d’homme en devenir. C’est le moment de prendre toutes les précautions nécessaires pour optimiser la grossesse. Tout d’abord, l’embryon reste fragile car il n’y a pas encore de protection placentaire. Le placenta ne sera en effet complètement formé qu’au cinquième mois de la grossesse. Éviter tabac, alcool, café et médicaments, sauf avis contraire médical. 

L’alimentation

Il est temps, si ce n’est déjà fait de mettre en place une alimentation biologique, la plus vitale possible et complète. Ceci afin de bénéficier des vitamines et minéraux comme le fer, magnésium dont la carence entrainera des contractions moins efficaces, calcium, zinc, iode dont le déficit peut avoir une incidence sur le déficit de l’attention chez l’enfant, vitamines B indispensables à la maman et à son bébé. Contrairement à ce que l’on entend souvent dans le langage populaire, Il ne faut pas manger deux fois plus mais deux fois mieux. Avoir aussi à l’esprit que bébé puise dans les réserves maternelles tout ce dont il a besoin. Il faudra donc être attentif à ce que ces besoins soient couverts et faire en sorte que la mère n’en subisse pas de carences.

De bons nutriments

La maman aura tout intérêt à consommer des graines germées, des fruits et légumes frais de saison. Des aliments riches en vitamines C aideront à renforcer le placenta. En complément, les jus de légumes frais apportent un surplus de vitamines, minéraux et oligo-éléments. Les oméga-3 sous forme de petits poissons gras et d’huiles sont indispensables pour leurs propriétés anti-inflammatoires et le futur cerveau du bébé. Ne pas oublier d’ajouter des légumineuses, protéines de bonne qualité, des oléagineux riches en bons acides gras et un peu d’algue pour l’iode. Les besoins en vitamine D sont doublés. Une supplémentation est donc indispensable, sachant qu’une grande partie de la population est carencée.

Soulager les désagréments

Le premier trimestre est assez fréquemment celui des nausées et autres inconforts digestifs. Ce qui affecte de fait la qualité de vie de la future maman. Plusieurs hypothèses expliquent ces symptômes, des modifications hormonales, un accroissement de fatigue, des faiblesses hépatiques ou pancréatiques ou encore des facteurs émotionnels. Les nausées peuvent révéler une difficulté inconsciente à accepter l’arrivée de bébé.

Différentes aides sont proposées à la future maman comme par exemple des repas plus petits et plus fréquents. La phytothérapie soulage certains symptômes digestifs grâce à la mélisse et à l’angélique en tisane, au gingembre en décoction.  L’huile essentielle de citron réduit les nausées. Respirer de l’huile essentielle de gingembre et prendre des bourgeons de figuier sans alcool en gemmothérapie les diminue également. En revanche, toujours demander l’avis d’un thérapeute avant toute utilisation d’huiles essentielles. Certaines huiles sont potentiellement toxiques surtout pendant la grossesse. En cas de causes émotionnelles, des outils comme la sophrologie, l’acupuncture ou les fleurs de Bach sont des solutions pertinentes.

 

Le Deuxième trimestre

Le placenta commence à remplir son rôle protecteur. Néanmoins il ne filtre pas les toxines. Continuer à être attentif et éviter tout contact avec les pesticides, additifs, médicaments ou perturbateurs endocriniens. Parallèlement, de nombreux besoins s’amplifient, calcium, acides gras poly-insaturés, magnésium, et surtout le fer. En effet bébé commence à emmagasiner un stock en fer pour les six premiers mois de sa vie et par ailleurs le volume sanguin de la femme enceinte augmente considérablement. Les carences en fer ne sont donc pas rares. Des compléments en fer sont souvent conseillés. A savoir qu’un manque de fer augmente les risques de prématurité et de petit poids à la naissance. Attention cependant à ne jamais prendre une supplémentation en fer sans avoir au préalable réalisé des analyses biologiques avérées par un médecin. Le fer est oxydant lorsqu’il est en excès.

Apporter du confort

Prévenir les vergetures

C’est au cours du second trimestre que les vergetures risquent d’apparaitre. En effet bébé commence à s’épanouir et à représenter un certain poids. Cela peut impacter les tissus de la maman. Certaines huiles de soin « spécial grossesse » sont utilisées pour masser les zones à risque, surtout l’abdomen. D’autres huiles végétales vous seront proposées par votre naturopathe pour une bonne prévention.

Limiter les problèmes de circulation veineuse

De même, la maman commence parfois à ressentir une sensation de jambes lourdes dues à une circulation de retour moins efficace, due au poids du bébé. Pour relancer la circulation, il est conseillé de relever les pieds du lit de 5 cm et de surélever les jambes dès que possible. Les massages avec des mélanges d’huiles végétales aident à soulager les symptômes ainsi que la marche régulière. la phytothérapie peut-être également intéressante. L’alternance de jets d’eau froide et chaude pendant la douche et le drainage lymphatique, pratiqué par un professionnel sont également très bénéfiques.

Soulager la constipation

En cas de constipation ou d’hémorroïdes les bourgeons de marronnier d’Inde apportent du réconfort. Si le stress est à l’origine de la constipation, différentes méthodes offrent la possibilité à la maman de se détendre et de profiter au mieux de cette période de vie, par exemple du yoga prénatal, de la sophrologie ou tout simplement de la cohérence cardiaque.

En cas de risque de diabète gestationnel

Il est alors nécessaire d’équilibrer la glycémie et ce dès le matin. la consommation d’un œuf coque au petit déjeuner associé à des graines de chia est fort intéressante. Par ailleurs favoriser les aliments à index glycériques bas en n’oubliant pas les légumineuses. Dans ce cas-là une consultation chez un naturopathe est vivement conseillée.

Le troisième trimestre

Palier les soucis digestifs

Au cours de ce dernier trimestre le poids de bébé conduit à des désagréments digestifs. Pour diminuer la constipation, ajouter des graines de lin moulues à l’alimentation. Consommer également des pruneaux préalablement trempés ou des tisanes de mauve. Pour réduire l’acidité liée aux reflux, l’aulne glutineux sous forme de gemmothérapie sans alcool apporte une aide certaine. L’ostéopathie pourra répondre au problème de reflux et bien sûr au divers problèmes de dos. Chez certaines femmes on constate une hyper salivation. On peut alors conseiller de fractionner les repas et de faire des bains de bouches avec certains hydrolats.

De même, le sommeil est de moins en moins réparateur. Ne pas hésiter à faire des siestes, à se reposer et à se ressourcer dans la nature.

Rester vigilant

Les organes se peaufinent. Les poumons sont en pleine maturation. L’accouchement se profile à l’horizon, augmentant ainsi les besoins en vitamines B, en magnésium et en oméga-3. Attention néanmoins, autant l’apport en oméga-3 est essentiel pour éviter un accouchement prématuré et pour le développement du cerveau de bébé jusqu’à la fin du huitième mois, autant dès le début du neuvième mois, il faudra arrêter les oméga-3. En effet ils sont fluidifiants et pourraient occasionner des risques d’hémorragies. Ils peuvent aussi diminuer les contractions utérines. Il est temps aussi de diminuer le sel afin d’éviter un durcissement des tissus et par conséquent des difficultés d’ouverture du col.

Poursuivre l’attention sur d’éventuelles carences en fer, magnésium ou calcium.

Préparer la venue de bébé

La prise de probiotiques et de gelée royale pour favoriser la future flore de bébé est également conseillée si besoin. Si la maman souhaite allaiter elle peut d’ores et déjà boire des tisanes de plantes galactogène, c’est-à-dire qui favorisent la lactation comme l’anis, le cumin ou encore le fenouil.

C’est enfin le moment pour préparer son périnée, le yoga prénatal est tout indiqué, associé à un massage local de quelques minutes par jour avec des huiles spéciales. Cela assouplira les tissus et évitera des déchirures potentielles. Apprendre à gérer sa respiration et ses émotions, éviter le stress et se détendre sera bien évidemment utile lors de l’accouchement. L’EFT peut aider en cas de peur de l’accouchement ou des bouleversements occasionnés par l’arrivée d’un enfant.

En conclusion

Comme vous venez de le lire il y a possiblement de nombreuses actions à mettre en place pour favoriser une grossesse épanouissante pour maman et bébé. Il est nécessaire d’agir de façon globale pour mettre toutes les chances de son côté. C’est à dire adapter son alimentation, pratiquer un exercice physique, régulier, modéré et adapté à la grossesse et gérer son stress et ses émotions. Certains compléments alimentaires seront peut-être nécessaire mais ne vous supplémentez en aucun cas seule sans l’avis d’un thérapeute compétent.

En aucun cas les informations et les conseils proposés ici ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé