hypothyroïdie compréhension et solutions naturelles

Hypothyroïdie, compréhension et solutions naturelles

Compréhension de l'hypothyroïdie

Faisons connaissance avant d'aborder les solutions naturelles

L’hypothyroïdie se caractérise par un ralentissement métabolique général dû à la diminution ou à l’absence d’hormones thyroïdiennes. La première partie de cet article est volontairement un peu technique pour une meilleure compréhension de l’hypothyroïdie. Cependant si cela vous semble trop compliqué vous pouvez aller directement à la deuxième partie sur les solutions naturelles.

La thyroïde est une petite glande qui pèse environ 20 grammes, située à la base du cou et du thorax en avant de la trachée et de l’œsophage. Sa forme ressemble à un papillon symbole de l’âme. Le mot  thyroïde quand à lui vient du grec « thyreoeides » qui signifie bouclier. Symboliquement la thyroïde serait alors le bouclier de notre âme. C’est en effet un organe complexe dont les dysfonctionnements auront des répercussions tant physiologiques que psychiques et toucheront notre sphère la plus intime. C’est pour ces raisons qu’il me semble important d’être en premier lieu dans la compréhension du fonctionnement de cet organe avant d’aborder les solutions naturelles.

Un peu d'anatomie

La thyroïde est composée de deux types de cellules.

  • Les cellules de base, les thyréocytes disposées autour d’une substance appelée colloïde contenant la matière première, la thyroglobuline. L’ensemble forme le follicule thyroïdien.
  • Les cellules C sécrètent la calcitonine chargée de diminuer le calcium dans le sang.

La thyroïde sécrète des hormones thyroïdiennes. Elles se déversent dans la circulation sanguine, stimulent, contrôlent et régulent l’ensemble des fonctions de l’organisme. Les hormones sont des messagers chimiques qui transportent des informations essentielles au bon fonctionnement des organes et des cellules cibles. Elles sont donc indispensables à une bonne santé physiologique et psychique.

Quelles sont donc ces hormones thyroïdiennes ?

Pour une bonne compréhension des mécanismes de l’hypothyroïdie, il est nécessaire de se pencher sur la physiologie des hormones. Au début du processus, il y a l’hypothalamus qui sécrète une neuro-hormone, la TRH. Celle-ci stimule l’hypophyse qui à son tour sécrète la TSH qui elle-même stimule la thyroïde et libère les hormones thyroïdiennes.

Les hormones thyroïdiennes sont composées d’un acide aminé, la tyrosine et d’un ou plusieurs atomes d’iode. Pour former une hormone thyroïdienne, l’iode se fixe sur la tyrosine grâce à une enzyme la TPO ou thyroïde peroxydase. Ce phénomène s’appelle une réaction d’iodation. On obtiendra dans un premier temps des hormones à 1 atome d’iode, T1 ou à 2 atomes d’iode, T2. Ces atomes s’assemblent ensuite pour former des hormones qui ont la même structure de base, T3 ou triiodothyronine à 3 atomes d’iode et T4 ou tétraïodothyronine à 4 atomes d’iode.

Comment fonctionnent elles ?

La T4 est fabriquée en plus grande quantité que la T3, environ 80 %. Mais c’est essentiellement la T3 qui est active au niveau cellulaire.

Pour devenir T3, la T4, précurseur de la T3, doit perdre un atome d’iode. Cette conversion se passe pour essentiellement dans le foie, grâce à une enzyme qui contient du sélénium, la désiodase. On parle de réaction de désiodation. On comprend par conséquent la nécessité d’avoir un foie en bonne santé.

La T4 est également transformée par la désiodase en une autre forme de T3, la reverse-T3 ou (rT3), qui est une forme inactive d’hormones thyroïdiennes. Son rôle est d’éliminer la T4 de l’organisme et d’éviter un excès de T3. Un excès de rT3 peut avoir lieu en cas de pathologie hépatique, infections, jeûne ou stress.

Pour franchir les membranes des cellules et regagner la circulation sanguine, T3 et T4 se lient pour la plupart à une protéine de transport, la TBG (thyroid binding globulin). Celle-ci qui va les inactiver. On parle alors de forme liée aux protéines ou de formes libres. Les hormones T3 et T4 deviennent fonctionnelles et utilisables par l’organisme dès lors qu’elles se détachent des protéines et qu’elles sont donc sous forme libre.

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De quoi la thyroïde a-t-elle besoin pour fonctionner ?

Pour fonctionner, la thyroïde doit disposer d’un ensemble de cofacteurs, oligo-éléments, minéraux, vitamines et acides aminés. Un seul des cofacteurs manque et la désiodase ne se fait pas, entraînant des dysfonctionnements thyroïdiens.

  • La L-Tyrosine, est produite naturellement par l’organisme à partir d’un acide aminé essentiel la phénylalanine. Celle-ci doit être obligatoirement apporté par l’alimentation car le corps ne sait pas le fabriquer. Pour convertir la phénylalanine en tyrosine, l’organisme a besoin de vitamine B et de fer.
  • L’iode est un oligoélément qui pénètre dans l’organisme par le biais de la respiration et par absorption digestive. En cas de carence légère l’organisme s’adapte. Si la carence est sévère ou prolongée cela entraine une stimulation de la TSH et une diminution de T4.
  • Le zinc, antioxydant très puissant, indispensable à l’organisme, intervient dans la conversion de T4 en T3 et accroit le fonctionnement de la thyroïde. 

Et aussi ...

  • Le sélénium, antioxydant indispensable au fonctionnement de la thyroïde est un composant de la désiodase qui transforme les T4 en T3. Il faut toujours associer le sélénium et l’iode, une carence en sélénium pouvant empirer une carence en iode sur la fonction thyroïdienne.
  • La vitamine D, associée au cortisol permet la pénétration de la cellule par T3.
  • Le magnésium, intervient dans la conversion de T4 en T3.

Et encore ....

  • Le manganèse, qui intervient dans la synthèse des hormones thyroïdiennes.
  • Le fer, impliqué dans la TPO lors de la conversion de T4 en T3. Une anémie signe souvent un problème de thyroïde.
  • Le molybdène, qui joue un rôle dans la fabrication des hormones de la thyroïde.
  • La vitamine A, utile à la synthèse et à la conversion de T4 en T3.
  • La vitamine C, anti-oxydante et anti-inflammatoire, qui contribue à lutter contre le stress oxydatif.
  • La vitamine E, également antioxydante, qui intervient dans la synthèse des hormones thyroïdiennes et la conversion de T4 en T3.
  • Les vitamines B1, B2, B3, B6, B8, B12, qui sont indispensables à la synthèse des hormones thyroïdiennes. La B12 souvent déficitaire dans les pathologies thyroïdiennes contribue à la fixation du fer. Le cuivre, qui est nécessaire pour produire la TSH et la T4

Un seul des éléments vient à manquer et il y a risque d’hypothyroïdie. 

Compréhension des différents rôles de la thyroïde

La thyroïde régule le niveau d’énergie dans le corps en fonction des besoins. Elle sécrète et libère dans le sang des hormones thyroïdiennes qui jouent un rôle essentiel sur l’ensemble des cellules de l’organisme. De ce fait le moindre dysfonctionnement de ces hormones entraine des répercussions sur l’état général. Les maladies de la thyroïde touchent surtout les femmes (7 femmes pour 1 homme). Cela est dû essentiellement aux interactions entre les hormones thyroïdiennes et ovariennes. La thyroïde joue un rôle essentiel dans la régulation de notre métabolisme. 

Chaque cellule de notre corps est stimulée par nos hormones thyroïdiennes. Privées d’hormones thyroïdiennes, les cellules de notre corps seraient incapables de fournir de l’énergie à tous les mécanismes vitaux. Elles sont indispensables à de nombreuses fonctions de l’organisme .

Les différents rôles de la thyroïde

  • Métabolisme basal, besoins énergétiques dont l’organisme a besoin pour fournir de l’énergie et assurer ses nombreuses fonctions
  • Régulation thermique
  • Métabolisme des lipides, des glucides et des protides
  • Système digestif
  • Système immunitaire, des récepteurs aux hormones thyroïdiennes sont présents dans les lymphocytes et les tissus lymphoïdes, en cas de problème lié à la thyroïde, cela aura des répercussions sur le système immunitaire
  • Régulation du rythme cardiaque
  • Système nerveux central
  • Stimulation du renouvellement osseux et du système musculaire
  • Stimulation et régulation des autres glandes du système endocrinien…

Que se passe-t-il en cas d'hypothyroïdie ?

Quand la concentration sanguine en T3 et T4 est inférieure à la normale et la TSH trop élevée on est alors en hypothyroïdie. Elle se manifeste par un ralentissement de tous les métabolismes avec des répercussions sur l’ensemble des fonctions de l’organisme.

  • Soit la transformation de T4 en T3 ne se fait pas bien parce q’un cofacteur manque ou en cas de faiblesse hépatique.
  • Soit T4 est transformée en R-T3 inactive.
  • Soit T3 ne parvient pas à pénétrer dans la cellule parce que les récepteurs aux hormones thyroïdiennes sont endommagés par une maladie auto-immune, en nombre insuffisant, ou encore sont occupés par des perturbateurs endocriniens.

Les principaux symptômes de l'hypothyroïdie

  • Épuisement, troubles du sommeil, état dépressif, mouvements lents
  • Chute des facultés intellectuelles, baisse de concentration et mémoire
  • Difficulté à gérer son poids malgré une prise alimentaire inchangée
  • Frilosité excessive, température corporelle basse
  • Douleurs de règles, perturbation du cycle, fausses couches
  • Ralentissements de la fonction intestinale, du cœur, hypotonie
  • Mauvais fonctionnement pancréatique
  • Peau sèche, cheveux secs et cassants
  • Œdèmes du visage
  • Crampes musculaires, douleurs ligamentaires
  • Canal carpien suite aux œdèmes des mains et des poignets
  • Système immunitaire affaibli, d’où infections récurrentes
  • Baisse de l’audition et de la vision
  • Migraines

Les différentes formes d'hypothyroïdie

Lorsque l’origine de cette insuffisance se trouve au sein de la thyroïde elle-même, on parle d’hypothyroïdie primaire. Dans la majorité des cas il s’agit d’une pathologie auto-immune.

Quand l’origine se trouve dans l’hypophyse, faible production de TSH, déficience hypophysaire ou présence de lésions on parle d’hypothyroïdie secondaire.

Si l’origine se situe dans l’hypothalamus, lorsqu’il y a par exemple une insuffisance de production de TRH, on est en hypothyroïdie tertiaire.

Enfin, lorsque la thyroïde fonctionne normalement mais que les hormones thyroïdiennes ne remplissent pas leurs rôles, il s’agit alors d’une hypothyroïdie fonctionnelle

Les principales causes de l'hypothyroïdie

En naturopathie, rappelez-vous nous avons à cœur de trouver la ou les causes d’une maladie. En effet c’est en intervenant sur les origines qu’on optimise les chances de retrouver la santé.

  • Le stress chronique qui entraine une fatigue des surrénales est un facteur très impactant pour la thyroïde.  En effet, les glandes surrénales sur-sollicitées par le stress chronique ne produisent plus assez de cortisol indispensable pour que T3 pénètre dans la cellule. Elles vont pour leur survie forcer l’organisme à se mettre au repos et donc en hypothyroïdie.
  • Des carences en cofacteurs, vitamines et minéraux, oligo-éléments
  • La puberté, la grossesse et la ménopause, étant donné que ces trois périodes peuvent être perturbées par le jeu hormonal et ainsi fragiliser la thyroïde
  • Les perturbateurs endocriniens freinent la transformation de T4 en T3, empêchent les hormones de se fixer sur les récepteurs des cellules et freinent l’assimilation de nombreux minéraux comme le zinc, le cuivre ou le magnésium
  • Les pollutions halogènes comme le brome, le fluor ou le chlore.Les pollutions électromagnétiques, les ondes dues aux téléphones portables, ou encore les pylônes à hautes tensions.

Et puis ...

  • Une intervention chirurgicale, un choc ou un traumatisme
  • Une dominance en œstrogène. En effet, la progestérone facilite l’action des hormones thyroïdiennes alors que les œstrogènes freinent leur action
  • Un traitement de l’hyperthyroïdie par exemple avec de l’iode radioactif
  • La prise de certains médicaments comme les bêtabloquants, le lithium, les anti-inflammatoires
  • La prise de poids ou l’obésité. En effet, les perturbations occasionnées par les pics de glycémie entrainent de l’inflammation intestinale, qui peut aboutir à des perturbations hormonales, avec des répercussions sur la thyroïde
  • Le jeûne et la dénutrition qui favorisent la formation de rT3, inactive au dépend de la T3, active
  • Un état inflammatoire chronique, une inflammation de bas-grade

Et encore ...

  • Les intolérances alimentaires (IgG) notamment le gluten. En effet le gluten possède une sensibilité moléculaire proche des hormones thyroïdiennes. De fait, en cas d’allergie le système immunitaire peut se tromper et attaquer les tissus thyroïdiens
  • L’alcoolisme et le tabagisme qui multiplient par cinq le risque de souffrir d’un problème thyroïdien, en effet la fumée inhibe la fonction de l’iode
  • L’âge, de fait, l’activité de la thyroïde diminue vers l’âge de 45/50 ans
  • Certaines maladies affectent le fonctionnement de la thyroïde comme la mononucléose, l’hémochromatose, le diabète, la sarcoïdose ou encore l’insuffisance hépatique ou rénale (la transformation de T4 en T3 a lieu principalement dans le foie et les reins)
  • Une petite thyroïde de naissance ou une anomalie congénitale.

Focus sur la maladie d'Hashimoto

Dans ce cas de figure, le système immunitaire produit des anticorps contre lui-même aboutissant à une destruction progressive de la thyroïde. C’est donc une maladie dite auto-immune. Il existe deux sortes d’anticorps qui sont à l’origine de ces pathologies. Les antithyroglobulines détruisent la thyroglobuline, matière première à l’origine des T3 et T4 et entrainent la maladie de Hashimoto. Les antipéroxydase empêchent la première étape de la synthèse des hormones thyroïdiennes, c’est à dire la fixation de l’iode sur la tyrosine. Une pathologie auto-immune démarre dans un intestin poreux entrainant de l’inflammation en raison de la présence de nombreux éléments indésirables, endo-toxines ou grosses particules d’origine alimentaire … qui traversent la paroi intestinale et se retrouvent dans le circuit sanguin. Ces éléments qui n’y ont pas leur place sont perçus par le système immunitaire comme des agresseurs. Le corps souhaitant lutter contre ces molécules inflammatoires réagit en attaquant ses propres tissus et peut se retourner ainsi contre la thyroïde.

La relation inflammation/stress

La cause de cette inflammation est souvent due à un excès de cortisol consécutif à un stress chronique. Un travail sur la gestion du stress sera donc conseillé par le praticien. Par ailleurs, l’inflammation inhibant la conversion de T4 en T3, il faudra le plus souvent  réparer la muqueuse intestinale lors de maladies auto-immunes comme Hashimoto d’autant que T4 et T3 ont une influence sur les jonctions serrées et protègent la muqueuse intestinale. D’autant qu’au niveau embryologique, la thyroïde a la même origine que l’estomac, le tube digestif et la langue. Il peut donc être logique de se pencher sur la fonction digestive pour améliorer les pathologies thyroïdiennes. 

Le lien étroit entre la thyroïde et notre psychisme

La glande de la communication

La glande thyroïde est située au niveau du larynx. Elle est localisée au niveau du chakra de la gorge, et par conséquent en relation avec la communication verbale et la créativité. En énergétique ayurvédique, le chakra de la gorge est celui de l’expression de soi, de notre positionnement par rapport au monde extérieur et de notre créativité. En médecine chinoise la thyroïde est gouvernée par le rein qui est l’organe de la peur et de l’angoisse. Cette glande permet d’exprimer ses émotions, ses sentiments ou ses angoisses … de prendre sa place et d’être soi-même. Si tel n’est pas le cas, la communication sera compliquée et il n’y aura pas d’expression de soi, il sera intéressant de se demander « qu’est-ce que je n’arrive pas à avaler » ou « qu’est-ce que j’ai en travers de la gorge » ?

Les personnes en hypothyroïdie éprouvent souvent un sentiment  d’abandon, la sensation d’être incompris et parfois une forme de défaitisme. Dans le cas de la thyroïdite d’Hashimoto, maladie auto-immune la colère et la frustration sont retournées contre soi au lieu de s’en libérer.

Un lien conflictuel avec le temps

 Les pathologies thyroïdiennes surviennent également lorsqu’il y a un conflit avec le temps. En effet, ce sont les hormones thyroïdiennes qui sont chargées de régler la vitesse du fonctionnement de l’organisme. Lorsque l’organisme se sent dépassé avec une sensation d’impuissance et une impression que tout va trop vite, ce qui peut être en lien avec la peur de la mort, il va alors ralentir la fonction thyroïdienne et on aboutira à une hypothyroïdie. La fatigue va alors apparaitre, la sensation de froid va s’installer et l’ensemble du métabolisme se met au ralenti. Une thyroïde en bonne santé permettra donc une expression de soi juste et conduira à être fidèle à son chemin intérieur.

C’est la glande de l’émotivité, voire de l’hyperémotivité, de la parole, de la féminité et de l’imagination. Les individus sont facilement sujets au stress, aux détails ou à la douleur. Ce sont des personnes souvent en demande affective qui seront sensibles aux arguments jouants sur l’émotionnel. Ils peuvent également être sujets à la dépression. Des moments de calme et de solitude seront essentiels pour se ressourcer.

Les solutions naturelles

L'importance de l'alimentation

Maintenant que vous avez une meilleure compréhension du fonctionnement de la thyroïde, nous allons aborder les solutions naturelles. Comme nous l’avons évoqué plus haut, la thyroïde pour bien fonctionner nécessite de nombreux cofacteurs (tyrosine, magnésium, vitamines …) qu’une alimentation équilibrée et variée nous apportera.

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Je vous conseille donc :

Il sera donc intéressant de se diriger vers une alimentation la plus hypo-toxique possible. En effet nous a vu précédemment que les toxiques, perturbateurs endocriniens et autres pesticides pouvaient être à l’origine des problèmes thyroïdiens. 

Les aliments goitrigènes, comme les choux, les épinards, le maïs … qui peuvent être à l’origine d’un goitre, sont à limiter. Ceci dit l’effet goitrigène disparaît en partie à la cuisson et une quantité raisonnable peut être consommée d’autant que les choux contiennent des nutriments essentiels pour la santé.

Et aussi :

Les produits laitiers et le gluten sont pro-inflammatoires et participent à l’irritation de l’intestin. Ils sont donc à réduire au maximum. D’autant plus que le gluten possède une similarité moléculaire avec les hormones thyroïdiennes. Les anticorps produits en cas d’intolérance au gluten ressemblent aux anticorps thyroïdiens, entrainant des erreurs de la part du système immunitaire.

L’acidité étant pourvoyeuse d’inflammation à l’origine des maladies auto-immunes et d’oxydation, on adoptera de préférence une alimentation alcalinisante. Celle-ci fournira de plus à l’organisme les bons minéraux indispensables à la bonne marche nos glandes.

Enfin, Pour que les hormones thyroïdiennes traversent les membranes cellulaires il est nécessaire de fournir de bons acides gras essentiels, type oméga 3.

La nécessité de diminuer la porosité intestinale

En tout premier lieu, il est essentiel de prendre soin de ses intestins, d’une part parce que, plusieurs études montrent qu’une perméabilité intestinale est souvent à l’origine des maladies auto-immunes. D’autre part pour que les nutriments essentiels au bon fonctionnement des glandes puissent être transportés jusqu’aux cellules. C’est l’intestin qui absorbe les nutriments dont ont besoin nos glandes pour bien fonctionner. Les principales causes de l’hyperperméabilité intestinale sont le stress et l’inflammation souvent due à une alimentation non adaptée. Adopter une alimentation anti-inflammatoire, réparer la barrière et restaurer le microbiote seront donc une priorité. On limitera ou on supprimera selon les cas les produits laitiers et les aliments contenant du gluten, très irritants pour la paroi intestinale. On réduira les sucres raffinés. Pour les personnes dont l’intestin est sensible aux glucides fermentescibles, on tentera de repérer parmi les FODMAP les aliments à supprimer. Les graines germées riches en vitamines et minéraux, facilitent la digestion et seront particulièrement conseillées.

Prendre le temps de mâcher et manger dans le calme participe aussi à une bonne digestion. Boire une eau de qualité, peu minéralisée, en dehors des repas sera une aide efficace pour un bon transit.

Quelques pistes

Différents protocoles naturopathiques peuvent être mis en place, notamment la prise de glutamine, acide aminé qui joue un rôle essentiel dans la protection immunitaire et le maintien de l’intégrité de la paroi intestinale. Ou encore le curcuma et le réglisse, puissants anti-inflammatoires ainsi que la mélisse antispasmodique et antivirale digestive. On devra parallèlement soutenir la flore intestinale avec des probiotiques et des prébiotiques. On pourra inclure dans l’alimentation la consommation de légumes fermentés, choucroute, miso, kéfir, kombucha pour nourrir les bonnes bactéries. Le pollen de ciste peut aussi avoir une action intéressante par son action probiotique. Celui-ci est riche en zinc et sélénium, cofacteurs essentiels au bon fonctionnement de la thyroïde. Une cure de jus d’herbe d’orge, riche en chlorophylle pourra contribuer à assainir la muqueuse intestinale.

L'intérêt de soutenir le foie

Rappelez-vous, la conversion de T3 en T4 se fait dans le foie et l’hypothyroïdie est souvent associée à une défaillance du foie. Il est donc essentiel d’avoir un foie en bon état pour éviter tout un enchainement de dysfonctionnements et de répercussions négatives sur les glandes endocrines. Le foie est un des cinq émonctoires principaux de l’organisme. A ce titre, il est en charge de la détoxication et permet ainsi d’éviter l’encrassement. Il synthétise le cholestérol, précurseur des hormones stéroïdiennes, il produit la bile pour faciliter la fonction digestive … Il est donc indispensable à la bonne santé de nos glandes endocriniennes. On préconisera une alimentation simple et équilibrée en évitant les aliments gras saturés, les sucres ou l’alcool. On va également privilégier la consommation de légumes, radis noir, artichaut, endives, fenouil … En fonction de l’énergie vitale de la personne le naturopathe proposera une détox ou une protection hépatique. 

Une priorité, apprendre à gérer son stress

Le stress chronique perturbe la synthèse des hormones thyroïdiennes. La première des choses à faire pour diminuer ce stress sera d’en prendre conscience et d’en identifier les causes qui peuvent avoir des origines physiologiques, émotives, psychiques ou circonstancielles. Il sera intéressant de comprendre si ce stress est effectif ou s’il fait partie de notre imaginaire. En effet il peut être le fruit de nos ruminations. 

Les techniques de gestion du stress

Différentes techniques peuvent aider à diminuer ce stress et à apporter détente et apaisement Ces techniques seront choisies en fonction de l’attirance, du tempérament et du plaisir qu’elles procurent. Le yoga, la sophrologie, le Qi Gong, le Tai chi ou encore la méditation sont des outils très intéressants si la pratique est régulière. Il existe de nombreuses techniques de respiration qui favorisent les échanges cellulaires, apportent une réelle détente à l’organisme en diminuant le stress et en abaissant le rythme cardiaque. La cohérence cardiaque est une technique particulièrement indiquée car elle ne demande que 5 minutes, trois fois par jour et les bénéfices sont intéressants. Elle peut se pratiquer n’importe où. L’hydrologie est également une technique appréciable pour les tempéraments qui aiment l’eau. Des bains chauds ou des bains de pieds avec des huiles essentielles relaxantes, le hammam ou le sauna, la thalassothérapie, les enveloppements …

Prendre soin de soi

Les massages et la réflexologie, autres techniques naturopathiques apportent également beaucoup de bienfaits et aident à libérer les tensions. Toute activité physique régulière est bénéfique, contribue à la bonne humeur et aide à lutter contre les états de stress. L’idéal étant de la pratiquer en extérieur afin de profiter de la lumière, essentielle au bon fonctionnement de nos glandes. Lorsqu’il devient difficile de gérer ses émotions, l’EFT s’avère un accompagnement intéressant.

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Et aussi ...

Avoir une attitude positive, rire, chanter, regarder un film comique, avoir une vie conviviale contribueront à diminuer les effets négatifs du stress.

Les huiles essentielles, les hydrolats, la phytothérapie dont les plantes adaptogènes, viendront compléter et renforcer ce qui aura été mis en place au niveau de l’alimentation et des changements du rythme de vie.

Ralentir

Lorsque nous avons évoqué la typologie thyroïdienne, nous avons observé que les personnes concernées avaient besoin pour se ressourcer de calme et de solitude. Étant facilement sujettes au stress, il est conseillé de ne pas abuser de toute forme de stimulants comme la caféine par exemple. Enfin, les activités manuelles et créatives apportant de l’apaisement sont largement recommandées.

De même pour la pratique d’une activité physique modérée, régulière et adaptée afin de respecter l’organisme et ne pas l’épuiser.On pensera par exemple au yoga, Taï chi, marche, natation … 

L’activité physique favorisera un sommeil réparateur, améliorera la circulation sanguine, libérera des endorphines, diminuera les hormones du stress et réchauffera l’organisme. Ce qui peut être très intéressant dans les formes hypothyroïdiennes. L’idéal est de pratiquer l’activité en plein air pour renforcer l’énergie vitale. Une promenade en forêt, un bain de soleil, une marche pieds nus dans l’herbe ou un bain de mer permettront de capter l’énergie de la nature et de se revitaliser. La respiration aidera à capter cette énergie, elle peut être de type prana, ou autre technique qui stimulera le système parasympathique. 

Des aides à bas de plantes, vitamines, minéraux

Il sera bien sûr intéressant de se supplémenter en minéraux et en vitamines si l’alimentation ne suffit pas à en fournir, (voir cofacteurs ci-dessus). De nombreux laboratoires proposent des complexes spécifiques qui comportent l’ensemble de ces nutriments.

Selon les cas le naturopathe proposera des plantes adaptogènes lorsque le consultant a besoin d’aide pour gérer son stress. Elles sont très intéressantes en cas de pathologies thyroïdiennes, et on peut renforcer leur action avec des plantes relaxantes.

En aucun cas les informations et les conseils proposés ici ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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